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05 Déc   2016
Proposé par Super Connard

A l’approche des élections municipales du 9 mai, Ammar fait claquer ses grands ciseaux avec un acharnement spectaculaire. Les sites Internet les uns après les autres : d’abord des blogs, puis des sites d’actualité, des médias nationaux et étrangers, et enfin des plateformes de partage de photos ou de vidéos. La toile prend des airs de désert post-apocalyptique. Il devient presque difficile de trouver des pages fonctionnelles au cours de la navigation.  Ammar, parfois surnommé « Ammar les ciseaux » ou « Ammar 404 » en référence aux erreurs 404 non found qui ornent les pages des sites disparus, est une personnification de la censure d’Internet en Tunisie. Son nom est celui d’un ancien ministre de l’Intérieur puis des Communications, Habib Ammar. Il s’agit aujourd’hui d’un personnage sans visage, que les internautes situent précisément dans les bureaux de l’Agence Tunisienne d’Internet (ATI), le premier fournisseur d’accès du pays également chargé de « promouvoir » Internet sous la tutelle du ministère des communications. Un personnage que l’on tutoie, pour le supplier d’assouplir ses méthodes, lui adresser des réclamations ou l’insulter.  La série noire des erreurs 404 a commencé fin avril, soit quelques jours avant la libération du journaliste Taoufik Ben Brik. Alors que YouTube et Dailymotion étaient déjà bloqués en Tunisie depuis plus de deux ans, Blip.tv, Metacafe et Vidoemo ont toutes trois été bannies au cours de la même semaine. Wat.tv a rapidement suivi, pour parfaire la décapitation des plateformes vidéo et, sans doute, minimiser la couverture médiatique de la sortie de prison. Ce fut le tour, ensuite, du site de partage de photos Flickr et de nombreux sites d’information français tels que ReadWriteWeb, le Nouvel Observateur, Rue89, 20 minutes... Dans quelques autres médias, dont le Monde, seuls les articles traitant de la politique ou de la liberté d’expression en Tunisie sont rendus inaccessibles.  Il arrive même aux sites particulièrement sensibles d’être hackés, comme l’explique à France24 le blogueur Sami Ben Gharbiya, cofondateur de la plateforme Nawaat censurée en Tunisie depuis une éternité : « Le gouvernement a également la possibilité de hacker certains sites pour les rayer de la Toile (c’est le cas de Nawaat, par exemple) ; il emploie des hackers professionnels pour faire ses basses œuvres. Ce genre de pratique décourage les responsables des sites. Certains craquent et abandonnent parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent rien contre les censeurs... »  Alors que plusieurs pages tentent de recenser avec exactitude les blogs censurés (ici, là ou encore là), une protestation pacifique commence à s’organiser chez les internautes révoltés et les défenseurs de la liberté d’expression. L’opération a un nom de code, « Sayeb Sala7 », et un slogan, « Free404 », également utilisés comme mots-clés sur Twitter (#SayebSala7 et #free404) pour faire circuler les informations. La vidéo réalisée pour relayer le message a rapidement disparu de Vimeo, mais elle est réapparue quelques heures plus tard sur Facebook où la page « officielle » du mouvement compte près de 13 000 fans. Le principe de l’opération rappelle un peu le soutien aux Iraniens qui a été organisé sur Twitter en 2009, avec l’adoption massive d’un avatar de couleur verte. Pour participer à Sayeb Sala7, les internautes se prennent en photo avec le message qu’ils souhaitent adresser à Ammar : , un jeu de mot informatique symbolisant la fin de la censure. (Libération)
Proposé par Super Connard
A l’approche des élections municipales du 9 mai, Ammar fait claquer ses grands ciseaux avec un acharnement spectaculaire. Les sites Internet les uns après les autres : d’abord des blogs, puis des sites d’actualité, des médias nationaux et étrangers, et enfin des plateformes de partage de photos ou de vidéos. La toile prend des airs de désert post-apocalyptique. Il devient presque difficile de trouver des pages fonctionnelles au cours de la navigation. Ammar, parfois surnommé « Ammar les ciseaux » ou « Ammar 404 » en référence aux erreurs 404 non found qui ornent les pages des sites disparus, est une personnification de la censure d’Internet en Tunisie. Son nom est celui d’un ancien ministre de l’Intérieur puis des Communications, Habib Ammar. Il s’agit aujourd’hui d’un personnage sans visage, que les internautes situent précisément dans les bureaux de l’Agence Tunisienne d’Internet (ATI), le premier fournisseur d’accès du pays également chargé de « promouvoir » Internet sous la tutelle du ministère des communications. Un personnage que l’on tutoie, pour le supplier d’assouplir ses méthodes, lui adresser des réclamations ou l’insulter. La série noire des erreurs 404 a commencé fin avril, soit quelques jours avant la libération du journaliste Taoufik Ben Brik. Alors que YouTube et Dailymotion étaient déjà bloqués en Tunisie depuis plus de deux ans, Blip.tv, Metacafe et Vidoemo ont toutes trois été bannies au cours de la même semaine. Wat.tv a rapidement suivi, pour parfaire la décapitation des plateformes vidéo et, sans doute, minimiser la couverture médiatique de la sortie de prison. Ce fut le tour, ensuite, du site de partage de photos Flickr et de nombreux sites d’information français tels que ReadWriteWeb, le Nouvel Observateur, Rue89, 20 minutes... Dans quelques autres médias, dont le Monde, seuls les articles traitant de la politique ou de la liberté d’expression en Tunisie sont rendus inaccessibles. Il arrive même aux sites particulièrement sensibles d’être hackés, comme l’explique à France24 le blogueur Sami Ben Gharbiya, cofondateur de la plateforme Nawaat censurée en Tunisie depuis une éternité : « Le gouvernement a également la possibilité de hacker certains sites pour les rayer de la Toile (c’est le cas de Nawaat, par exemple) ; il emploie des hackers professionnels pour faire ses basses œuvres. Ce genre de pratique décourage les responsables des sites. Certains craquent et abandonnent parce qu’ils savent qu’ils ne peuvent rien contre les censeurs... » Alors que plusieurs pages tentent de recenser avec exactitude les blogs censurés (ici, là ou encore là), une protestation pacifique commence à s’organiser chez les internautes révoltés et les défenseurs de la liberté d’expression. L’opération a un nom de code, « Sayeb Sala7 », et un slogan, « Free404 », également utilisés comme mots-clés sur Twitter (#SayebSala7 et #free404) pour faire circuler les informations. La vidéo réalisée pour relayer le message a rapidement disparu de Vimeo, mais elle est réapparue quelques heures plus tard sur Facebook où la page « officielle » du mouvement compte près de 13 000 fans. Le principe de l’opération rappelle un peu le soutien aux Iraniens qui a été organisé sur Twitter en 2009, avec l’adoption massive d’un avatar de couleur verte. Pour participer à Sayeb Sala7, les internautes se prennent en photo avec le message qu’ils souhaitent adresser à Ammar : , un jeu de mot informatique symbolisant la fin de la censure. (Libération)
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