Misère, Misère...

On a beau être, résolument, foncièrement, viscéralement, de gauche, (être progressiste plutôt que conservateur, préférer un certain interventionnisme étatique à l'ultra libéralisme, se sentir plus proche d'une idéologie privilégiant la solidarité sociale et la liberté que d'une pronant l'ordre et la répression), on ne peut être que consterné par le pitoyable spectacle que nous offrent, depuis quelques années maintenant, les représentants de cette gauche se résumant principalement au parti socialiste depuis que les communistes et leur parti ne sont plus qu'un souvenir, (celui d'un monde révolu semblant déjà lointain), et alors que les partis d'extrême gauche continuent d'être, (pour toujours je le crains), confidentiels. On aurait pu penser que le parti socialiste se trouverait naturellement renforcé par cette situation d'unique représentant crédible des forces de gauche, (si tant est que ce vieux clivage gauche-droite est encore une raison d'être). C'était sans compter sur l'essor, (certes difficilement prévisible), des verts qui bénéficient enfin d'une réelle prise de conscience des questions écologiques. Mais c'était surtout sans compter sur les incessantes luttes intestines d'un parti qui, chaque fois que cela s'est révélé nécessaire, s'est montré totalement incapable de fédérer ses troupes autour d'une candidature et d'une personne. Et quel meilleur exemple de cette inaptitude chronique que la dernière campagne présidentielle? Le fiasco n'ayant manifestement eu aucun effet, clans et luttes d'influence continuent de diviser des socialistes qui ne cessent de se ridiculiser, et de perdre. Comment alors ne pas songer à la figure tutélaire de ce grand parti, le seul à être parvenu, (après près de vingt ans d'effort néanmoins), à unifier la gauche autour d'un projet et de sa personne? Je veux parler bien sûr du grand François. François MITTERAND.



Voir aussi :      Trop Bon ?     J'aime pas le foot...      Misère, Misère...     Où va-t-on ?     

Bookmark and Share